
Des débuts un peu hésitants dans l’IT, puis une formation et des stages structurants avant de découvrir l’univers des datacenters, Lejdi nous partage son histoire.
Peux-tu nous présenter ton parcours ?
Je n'ai jamais eu de véritable expérience professionnelle en IT avant d'arriver ici. J'avais fait quelques stages, aidé des profs dans leur centre de formation et dépanné ma famille à la maison.
J'ai choisi une formation de maintenance informatique de base. Et à partir de là, tout s'est enchaîné naturellement. J'ai ensuite suivi une formation de technicienne assistance informatique plus orientée réseaux, puis un BTS Systèmes et Réseaux. À chaque étape, j'ai effectué un stage. C'est comme ça que je me suis retrouvée à la mairie de Lyon : j'assistais les utilisateurs, les directeurs d'école, je faisais des diagnostics. En parallèle le week-end, je travaillais comme barista.
Et quand j'ai vu l'offre du groupe Constellation, je me suis dit que l’univers des datacenters pouvait vraiment m’intéresser.
Appréhendais-tu un peu tes premiers pas dans le monde des datacenters ?
Au départ, oui, j’avais un peu peur. Je me disais que c’était trop technique pour moi, que je n’étais pas au niveau. J'avais les bases, mais pas encore l'image de ce que ça représentait vraiment de travailler en datacenter.
Puis j’ai découvert le poste et échangé avec Charles Sanchez et Frédéric Renaux de Clariteam lors du recrutement. C’est à ce moment-là que j’ai compris tout ce qu’il y avait derrière, découvert l’envers du décor et réalisé l’opportunité que cela représentait.
Comment décrirais-tu ton quotidien à quelqu'un qui ne connaît pas l’univers des datacenters ?
C'est avant tout un métier de terrain et de précision. Une bonne partie de ma journée se passe en salle : je gère les incidents qui remontent, je vérifie l'infrastructure, j'effectue des modifications sur les équipements, comme ajouter des rocades par exemple. Le matin, je consulte mes mails et mes tickets, et selon ce qui a été remonté la veille, j'interviens en salle dès 9h.
Quand je ne suis pas en salle, je gère le stock. J'aime que chaque équipement ait sa place, ça parait être un détail, mais dans un datacenter, la rigueur commence là. Travailler en datacenter nécessite une exigence constante.
Est-ce que la réalité du poste correspondait à ce que tu imaginais ?
Pas tout à fait. Je pensais qu'on changerait beaucoup de composants comme des cartes mères, des barrettes RAM. En réalité, les équipements coûtent cher et sont sous garantie constructeur. On n'ouvre pas un serveur comme ça, au risque de perdre la garantie. Quand quelque chose tombe en panne, on le replace dans son emballage et on le renvoie.
Au début c'était surprenant. Mais je sais que le jour où on me demandera de changer une carte, je serai prête.
Qu'est-ce que tu apprécies particulièrement chez Clariteam ?
L'équipe, sans hésiter. Je n'avais pas encore beaucoup d'expérience à mon arrivée, et ça, tout le monde le savait. Mais tout le monde m’a aidée.
C’est ce soutien au quotidien qui rend le travail plus facile, qui permet de progresser sereinement et qui donne envie de s’engager et de se dépasser.
Quelles qualités faut-il selon toi pour réussir dans ce métier ?
Il est important de reconnaître ses limites ; au moindre doute, il faut poser des questions. Et surtout nous devons faire preuve de vigilance et d’attention. Dans un datacenter, on ne sait jamais ce qui peut arriver, c'est un environnement où rien ne doit être pris à la légère.
Un conseil pour ceux qui voudraient se lancer dans le datacenter ?
Je leur conseille de passer au moins une certification sur les fondamentaux ; datacenter, sécurité, infrastructure. Moi, j'avais des bases en réseau mais aucune connaissance en fibres par exemple, ni sur ce qu'il y a vraiment derrière les équipements.
Il m'a fallu environ 4 mois pour être autonome. Mais avec un bon bagage théorique, on peut gagner beaucoup de temps et surtout comprendre l'impact de ce qu'on fait avant de le faire.

